Synthèse de l’activité économique en 2025 au Togo : Le PIB atteindrait 6 919,1 milliards de FCFA contre 6 453,6 milliards en 2024

Synthèse de l’activité économique en 2025 au Togo : Le PIB atteindrait 6 919,1 milliards de FCFA contre 6 453,6 milliards en 2024

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En 2025, le PIB nominal du Togo atteindrait 6 919,1 milliards de FCFA contre 6 453,6 milliards de FCFA en 2024, soit une croissance nominale de 7,2%. https://inseed.tg/download/7746/?tmstv=1779700177 En valeur réelle, le PIB passerait de 5 314,8 milliards de FCFA en 2024 à 5 649,2 milliards de FCFA en 2025. Ces estimations confirment une dynamique économique stable et résiliente dans un contexte mondial et régional de crises multiformes.

La reprise post-COVID 19 amorcée en 2021 se poursuit résolument avec une croissance en volume du PIB oscillant autour d’une moyenne de 6,3% par an. Dans un contexte d’achèvement de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, les estimations projettent la croissance économique à 6,3% en 2025 contre 6,5% en 2024.

Analyse des performances sectorielles de l’économie en 2025

Selon les estimations des comptes nationaux trimestriels en 2025, tous les secteurs d’activité contribuent favorablement au dynamisme de l’économie togolaise, traduisant les efforts continus en matière de diversification productive et de soutien aux secteurs porteurs. Le secteur secondaire connait la plus forte croissance du rythme des activités passant de 7,3% en 2024 à 7,5% à 2025. Le secteur tertiaire conserve sa prédominance de l’économie avec une croissance qui se renforce à 7,0%. Enfin, le secteur primaire enregistrerait un ralentissement du rythme de son activité qui passerait de 5,7% à 4,2% mais demeurerait positif.

Secteur primaire : En 2025, le secteur primaire enregistre une valeur ajoutée brute réelle de 1 095,1 milliards de FCFA et un taux de croissance réelle de 4,2%, ce qui traduit une progression régulière de l’activité sur l’année. Ce rythme de croissance confirme la contribution significative du secteur à la création de richesse. La performance du secteur est portée par la résilience de la branche « agriculture, élevage, chasse, sylviculture, exploitation forestière et services de soutien » avec une croissance de 4,3%.

Secteur secondaire : Le secteur secondaire confirme en 2025, la dynamique de reprise amorcée en 2024 avec un taux de croissance de 7,5% (contre 7,3% en 2024) et une contribution stable de 1,5 point à la croissance du PIB réel.

La performance du secteur tient à celle des branches suivantes :

– La construction, qui enregistre une progression de 16,9% de sa valeur ajoutée brute, et une contribution de 0,5 point à la croissance du PIB réel ;

– La fabrication de matériaux de construction dont la valeur ajoutée brute croît de 27,4% par rapport à 2024, contribuant à hauteur de 0,4 point de croissance du PIB réel ;

– Les industries extractives, avec une croissance de 10,6% et une contribution de 0,2 point à la croissance du PIB réel, confirmant leur dynamisme ;

– La fabrication de produits métallurgiques, des machines et réparation qui progresse de 6,7% et apporte une contribution de 0,1 point à la croissance du PIB réel.

Secteur tertiaire : Le secteur tertiaire demeure le principal moteur de la croissance économique en 2025, avec une contribution de 3,5 points à la croissance du PIB réel et un taux de croissance de 7,0%, légèrement supérieur à celui de 2024 (6,8%).

Les principales branches porteuses du secteur tertiaire en 2025 sont :

– Les transports et entreposage, qui enregistrent une croissance de 16,2% (contre 4,5% en 2024) et une contribution de 1,4 point à la croissance du PIB réel.

– L’information et la communication, avec une croissance de 17,2% et une contribution à 0,8 point à la croissance du PIB réel (contre 0,5 point à la croissance du PIB réel en 2024).

– Le commerce, en progression de 9,9% et une contribution à hauteur de 0,7 point à la croissance du PIB réel.

La performance du secteur est toutefois atténuée par le repli des branches de l’administration publique et des activités financières :

– La croissance de la branche « Administration publique », est en recul de 8,8%, avec une contribution de -0,6 point à la croissance du PIB réel ;

– Les activités financières et d’assurance replient de 9,6%, entraînant une contribution négative (-0,3 point) à la croissance du PIB réel.