Le PRO-CEMA officiellement lancé a Lomé



Le Pro-CEMA est financé par l’Union Européenne à hauteur de 3 milliards 275 millions de FCFA et s’étend sur l’ensemble du territoire pour une durée d’intervention de quarante mois dont trois de clôture. C’est un programme qui vise à mieux impliquer...
Les activités du Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA) ont été officiellement lancées le 15 février 2018 en son siège à Lomé. C’était au cours d’une cérémonie conjointement présidée par le Ministre de la Planification du Développement, Kossi ASSIMAIDOU et la Cheffe de la Délégation de l’Union Européenne (UE) au Togo, Cristina Martins Barreira, en présence du Ministre en charge de la communication et de la culture, Guy Madjé Lorenzo et de diverses personnalités composées en majorité des faitières des Organisations de la société civile.
Le Pro-CEMA est financé par l’Union Européenne à hauteur de 3 milliards 275 millions de FCFA et s’étend sur l’ensemble du territoire pour une durée d’intervention de quarante (40) mois dont 3 mois de clôture. C’est un programme qui vise à mieux impliquer la société civile  dans l’accompagnement de l’action gouvernementale et la gestion des affaires publiques pour assurer une meilleure coordination Etat-Monde Associatif. Un accent particulier est mis sur la dimension genre afin d’encourager les candidatures féminines et d’accroître la présence des femmes aux postes électifs. Un autre volet du projet est la rénovation programmée de la salle de spectacle du Ministère de la Culture pour permettre une meilleure prise en compte du développement culturel, l’éclosion de nouveaux talents et l’épanouissement  de la jeunesse pour permettre aux acteurs œuvrant dans ce domaine de mieux participer au débat citoyen.
Une cérémonie présidée par le Ministre Assimaidou
Dans son discours de lancement, le Ministre Kossi Assimaidou, s’est réjoui de ce nouveau projet de l’UE, qui intervient après la mise en œuvre réussie du Projet d’Appui aux organisations de la Société Civile (PAOSC) et le Projet d’Appui aux Organisations de la Société Civile et à la Réconciliation Nationales (PASCRENA). « Comme vous le savez, les appuis multiformes en matière de renforcement des capacités, au travers de ces projets successifs, ont permis d’accroître l’efficacité des Organisations de la Société civile dans la mise en œuvre des actions de développement  socioéconomique de notre pays aux côtés du Gouvernement » ; a indiqué le Ministre. Il a ajouté que ce nouveau programme a pour objectif de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable à travers un appui à la consolidation de la gouvernance locale et une plus grande participation de la société civile au processus de développement en mettant un accent particulier sur l’implication des organisations des femmes dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des politiques de développement. « Pour ce faire, le Pro-CEMA, prévoit, entre autres, la poursuite du renforcement des capacités organisations de la société civile, au travers des appels à proposition de projets sur l’ensemble du territoire nationale. A ce titre, il s’agira d’assurer aux femmes et aux jeunes  entrepreneurs un meilleur accès au financement  de leurs projets en vue de répondre à l’appel du Chef de l’Etat et à l’engagement du gouvernement  à améliorer les conditions de vie des populations », a précisé le Ministre.
Une vision conjointe dans l'élaboration et la mise en œuvre
De son côté, la Cheffe de délégation de l’Union Européenne, Cristina Martins Barreira, a souligné que ce programme a été formulé conjointement avec le Gouvernement et les organisations de la société civile conformément aux orientations de l'Union européenne qui a adopté en 2012 sa vision pour le partenariat envisagé avec la société civile dans les pays tiers dans un document intitulé: "les racines de la démocratie et du développement durable: l'engagement de l'Europe avec la société civile dans le domaine des relations extérieur". Selon elle, cet engagement montre  l'importance que l'UE accorde à la Société civile puisqu’elle incarne et favorise le pluralisme pouvant contribuer à une efficacité accrue des politiques, à un développement équitable et durable et à une croissance inclusive.  « Dans cette optique, l'UE attache une grande importance à la neutralité, la représentativité et l'efficacité des organisations de la société civile qu'elle appuie. Ainsi donc, le PROCEMA s'inscrit dans cette logique et dans la continuité d'autres projets financés par l'UE dans le passé », a tenu à rappeler Mme Barreira.
Quatre tâches essentielles pour les OSC
Une occasion pour le Chef du Pro-CEMA, Henri Valot, de présenter son équipe et de rappeler que les OSC sont reconnues comme acteurs de développement de plein droit dans le nouveau contexte du développement.  Aux niveaux local, national comme international, a-t-il fait remarquer, les OSC s’engagent, font du plaidoyer, contribuent à la définition et à la mise en œuvre des programmes de développement et rappellent encore si nécessaire la responsabilité partagée de l’agenda de développement à l’horizon 2030. Pour lui, il y a quatre tâches essentielles auxquelles les OSC doivent s’atteler notamment travailler sur les ressources, construire des partenariats innovants, accéder à l’information et enfin localiser et capitaliser les bonnes pratiques.